Marie Petitot : « Marie de Médicis, Louis XIII ou Napoléon III sont trop souvent caricaturés »

Marie Petitot est une passionnée d’histoire qui anime le blog Plume d’histoire. Elle est également chroniqueuse dans les revues Napoléon IerNapoléon III et Château de Versailles. Âgée de 25 ans, elle publie son premier ouvrage Royales passions aux éditions Tallandier. Celui-ci retrace très agréablement les passions parfois méconnues de souverains comme Louis XV et la chasse, Pierre le Grand et les monstres ou bien encore Marie de Médicis et les diamants.

Qu’est-ce qui a guidé vos choix pour composer la belle galerie de souverains décrite dans votre livre ?

Marie Petitot : Avant tout, une passion véritable, déclinable en plusieurs aspects ou non, mais une passion suffisamment profonde. J’ai aussi cherché à diversifier le plus possible les époques, les pays, et les genres : autant d’hommes que de femmes, depuis les derniers soubresauts de la Renaissance jusqu’aux horreurs de la Grande Guerre.

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Par la description de certaines passions royales, comme celle de Napoléon III pour l’archéologie, avez-vous cherché à réhabiliter certains souverains mal aimés de l’histoire ?

J’ai un faible pour les têtes couronnées malmenées par l’Histoire. Aucune ne mérite qu’on lui modèle une telle image négative ! Il est pourtant certain que des personnages comme Marie de Médicis, Louis XIII ou Napoléon III sont très souvent caricaturés. En s’attardant sur leurs passions respectives, on apprend à les considérer autrement qu’à travers le prime déformant des clichés et des éternelles anecdotes véhiculées sur chacun d’entre eux.

L’étude de l’intimité de ces souverains permet-elle d’accéder à une meilleure connaissance de leurs règnes ?

Oui, je le pense ! Quand on parle de l’intimité des souverains, on pense tout de suite à leurs maîtresses, et lorsqu’on évoque l’intimité des reines, surgissent automatiquement leurs enfants, leur rôle de « ventre » de la dynastie. Comme s’ils ne pouvaient pas exister par eux-mêmes. Ils avaient, comme tout le monde, comme leurs contemporains, des envies, des lubies, des goûts personnels plus ou moins puissants. Si l’exercice du pouvoir n’est jamais loin (comment en serait-il autrement ?), les aborder sous cet angle les rend plus humains, et aide à comprendre certaines facettes méconnues de leur personnalité.

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